Agriculture : une étude pour relever les effets des pesticides agricoles sur la santé humaine et l'environnement

L’organisation des nations unions pour l’alimentation et l’agriculture FAO en partenariat avec le ministère de la production et des équipements agricoles ont lancé ce matin une étude pilote sur les effets des pesticides agricoles. Un atelier qui entre dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de Rotterdam.

La convention de Rotterdam porte spécifiquement sur le suivi des effets potentiels des pesticides sur la santé de l’homme et sur son environnement. C’est pourquoi en connaissance de cause, le Tchad a ratifié ladite convention. La convention aide aussi les pays qui l’ont ratifié à disposer d’un mécanisme de suivi des effets des pesticides sur la santé humaine et sur l’environnement.

A l’ouverture des travaux de l’étude pilote, le représentant résidant du FAO-Tchad, Mohamadou Mansour Ndiaye relève que l’utilisation des pesticides entre dans l’optique d’améliorer la productivité et d’accroitre la production. Mais pour lui, « il est préconisé de nos jours que l’utilisation des pesticides doit être raisonnée car il faut offrir aux producteurs des possibilités d’atteindre les objectifs de production notable, tout en minimisant les risques phytosanitaires, sanitaires et environnementaux des pesticides pour une agriculture saine et durable. Cela contribuera grandement à assurer la sauvegarde et la préservation de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement ».

A Mansour Ndiaye d’appuyer que pour cette gestion raisonnée des pesticides, il existe déjà toute une gamme d’outils mis en place, telle que la lutte intégrée et l’agriculture de conservation, ciblées sur certains défis de production. Des normes de conduite volontaire pour toutes les entités, liées à la distribution et utilisation des pesticides sont mises en place à travers le code international de conduite pour la gestion des pesticides. C’est une norme adoptée par la FAO et l’OMS puis acceptée sur le plan international.

Le secrétaire général du ministère de la production, de l’irrigation et des équipements agricoles Abdelkhadir Altidjani Koiboro de relever que l’agriculture est une des mamelles de l’économie du pays à hauteur de 30% de la formation du PIB. Soumise aux aléas du climat et aux attaques des ravageurs, l’utilisation des pesticides dans la production constitue une menace pour toutes les formes de vie. Car selon les statistiques de l’OMS, près de 3 millions de cas d’empoisonnement graves liés à la mauvaise utilisation des pesticides se produisent annuellement dans le monde dont 80% sont enregistrés dans les pays en développement et même au Tchad.

Il indique que cet atelier vient poser les bases pour résoudre un problème si important pour l’agriculture. Il exprime cependant l’espoir de résoudre définitivement ce problème à travers les enquêtes pilotes qui seront menées dans les zones du le Mayo-Kebbi ouest et le Salamat.

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