Justice : la prison d’Amsinéné trop saturée pour une vie carcérale

Le plus grand centre de détention de N’Djamena, situé à Farcha dans le 1er arrondissement est bondé de détenus, au-delà de sa capacité normale. Prévu pour 300 places d’accueil, le centre a en son sein plus de deux milles prisonniers. Ce qui est anormal, selon le nouveau ministre de la justice, garde des sceaux, chargé des droits humains.

Le constat est fait suite à la visite du ministre de la justice le 17 février 2017, dans les locaux de la prison, dans le but de s’enquérir des conditions de vie des détenus. Une visite dans les différents compartiments n’a pas laissé le ministre indiffèrent : « le centre est très concentré et la majorité a encore le statut de prévenu ou d’inculpé. Il y a à peu près plus de 500 qui ont été jugés et condamnés, mais S’il y a encore une grande majorité qui est en procédure de jugement, c’est qu’il y a quelque part la preuve de la lenteur judiciaire ou des mécanismes de la recherche de preuve. Et donc ce disfonctionnement nous allons y remédier pour que chaque détenu quel qu’il soit puisse être fixé sur son sort »

Au problème d'insuffisance de place pour les détenus, s’ajoute les problèmes d’approvisionnement et de médicament. Les vivres arrivent avec retard et en quantité insuffisante pour le besoin de la population carcérale. Aussi, des doutes planent au sujet de la qualité de ces médicaments, au dire des prisonniers. Du côté de l’infirmé, l'on nous affirme que les malades sont soignés et que la plupart souffre de paludisme découlant des conditions de vies précaires. Ils sont 200-300 à être admis au centre de santé.

Parmi la population pénitentiaire, l’on retrouve des enfants qui ont atteint la majorité en prison, une situation qui a retenu l’attention du ministre Pr. Ahmat Mahamat Hassan : « ils sont retenus pour des mini fretins. Par des mécanismes juridiques, appliquer le principe de la présomption d’innocence et que si les 3 principes juridiques ne sont pas mis en cause, bien entendu il faut que le principe de la liberté soit retenu et que la détention soit une exception ».

De cette visite, le ministre compte tout mettre en œuvre pour des meilleures conditions de vie de détention et que justice soit rendue le plus vite possible aux personnes retenues injustement.

Sujets actifs

 

Commentaires récents